Nathalie Maltais, inf.,M. Sc. | L'infirmière en pédopsychiatrie

Que savez-vous sur le sommeil?

Bonjour chers lecteurs et lectrices, 

Le printemps se termine et l’été est enfin arrivé! C’est souvent le temps de prendre des vacances bien méritées! Pour ma part, cet été en est un de mouvement et de changement. Comme vous le savez déjà, j’entreprends ma recherche. Le recrutement des participants et participantes va bon train. Je poursuis donc ce parcours doctoral pour encore 2 ans, j’espère! C’est comme un marathon, parfois c’est plus facile et parfois... il y a des côtes à monter, mais l’important c’est de rester centré sur notre objectif! Il arrive aussi que les chemins s’aplanissent qui donnent l’impression qu’un poids est enlevé de nos épaules. C’est ce qui m’arrive présentement. En effet, je vais être professeure à l’Université du Québec à Rimouski! Je vais pouvoir enseigner et terminer mon doctorat en même temps! Alors, ma famille et moi allons déménager cet été. Je suis tout de même triste, car je laisse derrière moi des collègues et des amis qui sont chers à mes yeux. De plus, je ne pourrai plus m’entretenir avec vous sur ce blogue. C’est donc avec un mélange d’émotions que je vous présente mon dernier billet sur les troubles du sommeil.

J’ai décidé de le faire en collaboration avec Mme Evelyne Martello, infirmière experte à la clinique d'évaluation diagnostique des troubles du sommeil.

Que savez-vous sur le sommeil?

Nous vous proposons un court quiz sur les mythes et réalités entourant le sommeil.

Vrai ou Faux

1. Faire une sieste de deux heures dans l’après-midi n’aura aucun impact sur ma nuit.

Réponse : Faux, une sieste de 15-20 minutes après le dîner est permise pour récupérer, mais si cela dépasse ce temps, cela peut réduire votre dette de sommeil et amener des problèmes à vous endormir le soir à votre heure habituelle.

2. Se coucher tôt permet d’être plus reposé.

Réponse : Faux! En fait, le sommeil comporte deux phases : le sommeil lent et le sommeil paradoxal. Ces deux phases se suivent à l’intérieur d’un cycle de 70 à 100 minutes qui se répète tout au long de la nuit indépendamment de l’heure du début de votre nuit. Au début de la nuit, les cycles ont beaucoup de sommeil lent et peu de sommeil paradoxal, puis les proportions s’inversent au cours de la nuit qui avance. Chaque phase du sommeil a son importance pour le corps et pour l’esprit. Par exemple, les premières heures de la nuit sont celles où l’on sécrète l’hormone de croissance pendant le sommeil. Vers la fin de la nuit, avec le sommeil paradoxal qui abonde, la consolidation de la mémoire et les rêves prennent plus d’importance.

3. L’été, pour passer une bonne nuit, il est important de dormir dans un endroit froid plutôt que chaud.

Réponse : Vrai, en effet le sommeil est incompatible avec la chaleur et c’est pourquoi on se réveille quand il fait trop chaud. La température basale de notre corps dort mieux lorsqu’elle est à son plus bas. Nous ressentons parfois même un petit frisson lorsqu’on s’endort. Il est suggéré de maintenir la chambre sous les 20 degrés tout au cours de l’année pour favoriser un bon sommeil.

4. Si l’on souffre d’insomnie, vaut mieux rester plus longtemps au lit.

Réponse : Faux, lorsqu’on souffre d’insomnie, il faut renforcer l’association entre le lit et le sommeil. Trop souvent, la chambre à coucher sert à des activités incompatibles avec le calme nécessaire au sommeil : télévision, téléphone, ordinateur, discussions, lectures passionnantes… Tout le temps passé au lit par une personne insomniaque doit être occupé exclusivement par le sommeil, sauf deux exceptions : l’activité sexuelle et se reposer quand on est malade. Ainsi, après 20 minutes sans dormir, il est préférable de se lever, de quitter la chambre à coucher et de faire une activité calme, comme lire un magazine. On retournera au lit seulement lorsque l’on sentira le sommeil se manifester par lui-même : les paupières lourdes et l’esprit somnolent. Au début, ce n’est pas nécessairement facile, car le lit est souvent devenu le lieu où l’on rumine nos préoccupations, mais graduellement, après quelques nuits, cette technique pourra améliorer la rapidité de l’endormissement. Si le problème persiste, il faudra consulter un professionnel de la santé.

5. La lumière bleue émise par les ordinateurs et les cellulaires a un impact sur le sommeil.

Réponse : Vrai, des études récentes nous informent que la lumière bleue a un impact sur la sécrétion de la mélatonine naturel en l’inhibant, retardant ainsi l’endormissement. De plus, la stimulation cérébrale créée par les écrans ne permet pas au sommeil d’être aussi efficace et reposant.

***

Bon, en espérant que vous passerez de bonnes nuits durant cette superbe période estivale! Merci de m’avoir suivi depuis maintenant six ans et qui sait, vous pourrez toujours me suivre sur l’internet! En conclusion, il est évident que ce type de partage de connaissances est nécessaire pour la pratique infirmière en santé mentale dans le monde d’aujourd’hui. 


Salut! 


Nathalie Maltais,
inf. Ph.D. (c), conseillère-cadre à la direction des soins infirmiers


Merci à Evelyne Martello, infirmière clinicienne à la Clinique d’évaluation diagnostique des troubles du sommeil, Hôpital Rivière-des-Prairies du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal.


Références

Martello, E. (2015). Enfin, je dors… et mes parents aussi. 2e édition, collection du CHU Sainte-Justine.

Foire aux questions sur les troubles du sommeil, site web de l'Hôpital Rivière-des-Prairies du CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal.

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